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Regent’s Canal, Londres
De la British Library à Regent’s Park
Marcher : 4 h
Manger : à la cafétéria de la BL
Commencer par la British Library : toujours des trucs à voir. Et l’exposition permanente “Treasures of the British Library” est une valeur sûre. Deux cents ouvrages exceptionnels exposés (free of charge), chapeau bas messieurs ! Une bible de Gutenberg, une Magna Carta, un carnet de notes de Leonard de Vinci, le premier livre imprimé, le Codex Sinaiticus. Et quelques raretés d’outre-Manche, dont un exemple précoce de partition manuscrite (Saint-Martial-de-Limoges) et une danse macabre (Lyon).
La cafette de la bibliothèque n’est pas mal non plus. Variété des buffets, richesse des salades ! Et avec une terrasse ! Et des livres à portée de main ! Y a pas photo, à Londres on mange mieux (qu’avant, qu’à Paris).
Après avoir goûté aux plaisirs enivrants de la haute culture, sortir de la bibliothèque et remonter Euston Rd vers le canal. Le London Canal Museum est un arrêt qui pourrait sembler superfétatoire (à juste titre…). Franchir le canal et suivre le Grand Union Tow Path. Péniches, friches, tunnels, vieilles briques et habitat spatial.
Le Regent’s Canal, hier et aujourd’hui :
♦ Quelques photos
♦ Petite leçon d’histoire illustrée
Quelques beaux vestiges de l’ère prénumérique : écluses, réservoir à gaz, bâtiments industriels, pour la plupart en cours de mise à jour système. Se dépêcher d’aller les voir dans leur jus.
Dernières pensées pour les 150 ans de loyaux services du canal, sur lequel auront transité charbon, bois, fruits, glace, bière et même poudre à canon…

Arrivée à Camden Market, ses échoppes de street food et d’abominations chinoises et retour par Regent’s Park.
Pico del Teide, Tenerife
Dans la peau d’Haroun Tazieff
Marcher : 2 h à une journée / facile à difficile
Manger : pique-nique sur une coulée de lave
Toutes les informations pratiques sur le parc national ici, et un descriptif des randonnées là.
Le Teide est un gigantesque parc thématique riche en attractions. Il satisfera tous les appétits, toutes les bourses ! Les petits pieds de passage feront le tour d’un ou deux cailloux, quand les épigones de notre vulcanologue national se mesureront au Teide et à ses 3 718 mètres.
Tournez manège !
Si vous avez le vertige, un manège immobile est à disposition.

Dans tous les cas, il faudra atteindre le parc, après une spectaculaire ascension motorisée du niveau de la mer (0) jusqu’à une vaste caldeira (+ 2 000), traversant au passage trois climats et le plafond des nuages. En moins d’une heure, déjà cela vaudrait le prix du ticket. Quand nature et technique vont main dans la main, le plaisir du touriste exigeant est à son comble.
Mais il y a plus ! Arriver dans la caldeira c’est débouler ailleurs. Se prendre pour Tintin, se rêver sur Mars.
Pour les petits pieds, la randonnée des Roques de Garcia offre un bel aperçu des beautés de la caldeira. Coulée de lave, cheminées basaltiques, sulfures.
Il est temps d’accaparer une fontaine de lave, d’ouvrir le panier pique-nique et de déjeuner les pieds dans la caldeira (+ 2 245 mètres). L’œil égayé par le défilé des touristes sous-équipés.
(L’an prochain, on sera plus ambitieux. Le sommet en total look Au Vieux Campeur.)
Bibliographie :
◊ Le réseau des sentiers de Tenerife
◊ Le Monde en parle
◊ Un blog de spécialiste
◊ Ténérife : Les 70 plus belles randonnées entre mer et montagne, Ed. Rover, 2013
◊ Une carte est toujours utile
◊ Le Teide en hiver
Scholz Garten, Austin
German speaking?
Ici la bière coule à flot et des indigènes Allemands envoient du barbecue texan au canon depuis 1866. Vraiment déconseillé aux petits estomacs et aux vegans orthodoxes : poulet crapaudine, ailes du même volatile, saucisses, jarrets, etc. Carte des bières longue comme une street d’Austin.
Une arrière-cour ombragée peut accueillir une compagnie de hussards au complet.
Alors ? Venir accompagné de germanophones pour une véritable expérience interculturelle.
♥♥ / €€
http://www.scholzgarten.com
Scholz Garten
1607 San Jacinto Blvd,
Austin, TX 78701
La Gomera
Tenerife
Tenerife, « île d’Enfer », l’île du Teide. Au milieu des mythiques îles Fortunées, à l’extrême ouest du monde connu des Grecs. Aujourd’hui à 3 h 30 de vol de Paris.
Que penserait Ptolémée du concept d’empreinte carbone ?
La Soufrière, Guadeloupe
Rendre visite à la Grande dame
Marcher : 4 h / moyen / + 630 m
Manger : pique-nique au sommet
Toutes les informations pratiques ici, avec la description de la randonnée là.

Le parcours commence aux Bains jaunes, et suit la trace du Pas-du-Roy, agréable chemin pavé traversant la forêt tropicale. Ne pas partir en tongs, cependant.
La forêt cesse ensuite pour laisser place à une « savanne à mulets », au pied du volcan, qui peut être ventée et embrouillardée (mais vide de tout quadrupède). Ne pas désespérer, la brume se lève vite.
Beau panorama sur la Guadeloupe (Saint-Claude, Basse-Terre) et les îles proches (Îles des Saintes, Marie-Galante).
S’engager sur le Chemin des dames, qui lui n’est pas pavé. L’éboulement Faujas et la Grande faille mettent en scène des végétations (fougères, sphaignes, ananas montagne, philodendron) et des micro-climats singuliers.
Encore des ananas montagne (Pitcairnia bifrons). L’ambiance méphitique a été obtenue sans filtre photo : avec un peu de chance, votre ballade aura lieu un jour de météo maussade (pas trop non plus, sinon le parc serait fermé).
L’arrivée au sommet est signalée par deux phénomènes physiques : le vent et l’odeur de soufre, les deux pouvant varier en intensité. À ce point, on s’accordera à dire que la Soufrière, ce n’est pas le Puy de Dôme (sans être le Vésuve pour autant).
Compter 1 h 45 pour atteindre le plateau sommital depuis les Bains jaunes.
Le plateau est balisé afin d’éviter aux maladroits de se placer dans une situation incongrue.
Plusieurs curiosités géologiques (gouffre de Tarissant, cratère Dupuy, gouffre Napoléon) plus ou moins mortelles. Saisissants paysages d’avant (d’après) le règne humain.
Il est temps de se dégoter un rocher pas trop humide et de sortir le panier pique-nique.
Bibliographie :
◊ Recension de la même randonnée en 1889. Les hommes passent, les volcans demeurent.
◊ « La Soufrière de la Guadeloupe : nature, paysage et territoire dans la littérature antillaise (XV-XXe siècles) »
Serra do Caldeirão, Algarve
Amandiers, chênes verts, un grenadier
Marcher : 4 h / facile / + 120 m
Manger : avant ou après
La bible du randonneur en Algarve détaille cette boucle dans la Serra do Caldeirão (page 112).
Ce qui n’est pas dit : zone de chasse, avec enclos à chiens de chasse près de Funchosa ; un grenadier a été planté au pied d’une montée un peu raide, et c’est vraiment sympa ; magnifiques vues sur la serra, les collines de chênes verts ; quelques villages de l’arrière Algarve, habités essentiellement par des animaux ; aucun retraité anglais en vue.
Burenwirt, Innsbruck
Halte au progrès !
Manger au Burenwirt, c’est l’assurance d’une vraie soirée tyrolienne, dans la pureté de la tradition. Travers de porc grillé (gebratene Rippen), cordon bleu comme on n’en fait plus, viande fumée et saucisses variées, chaussons fourrés. Les végétariens se rabattront sur les veloutés de légumes et les raviolis aux herbes, larges comme des steacks et servis par huit. (L’éditeur a hésité à illustrer cette notule, pour finalement opter pour un compromis, avec ce noir et blanc édulcorant la réalité d’un plat du Burenwirt.)
Au Burenwirt, on nourrit les hommes, les vrais, depuis 1900. La bière se prend par litre, la cuisine envoie des assiettes de bucheron. Seule la gelée de groseille à discrétion donnera une petite touche girly à votre cordon bleu, épais comme une côte de bœuf.
Au dîner, les concerts de cithare raviront toute la salle, voraces carnivores comme mélomanes slowfood.
Pour en savoir plus sur le Burenwirt
Alors ? Un dîner au Burenwirt se mérite : il faut d’abord jeuner puis grimper à flanc de colline le ventre creux. Mais vous ne le regretterez pas !
♥♥ / €€
Zum Burenwirt
Dorfgasse 9
Innsbruck
Innsbruck















































