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La Bonne mère, Marseille
La meilleure pâte à pizza du monde !
Aérienne, souple mais croustillante. De la pâtisserie peuchère ! La dernière part, même froide, reste un plaisir. Garnitures classiques ou semi-classiques (tomate, pistou, mozzarella).
Toute petite salle derrière la basilique (il faut réserver). Poursuivre par l’ascension du piton de la Bonne mère. Notez que la digestion ne dure pas toute la journée comme avec la production de la concurrence : les quelques marches ne seront pas un calvaire.
♥♥ / €
Bar à Pizza La Bonne Mère – 16 rue Fort du Sanctuaire, Marseille 6
Dia:Beacon
De New York à Beacon en train, le long de l’Hudson, pour visiter la fondation d’art contemporain Dia:Beacon
Marcher : 45 mn
Manger : un pique-nique
Depuis Grand Central Terminal ou Harlem-125th Street, 80 minutes de train le long de la vallée de l’Hudson.
Paysages urbains…
puis l’Hudson river.
De la gare à la fondation, via Beacon ou par un chemin détourné plus champêtre. Immenses espaces, fréquentation discrète. Collection permanente et expositions temporaires.
Pique-nique à élaborer à la caféteria locale ou à importer de New York. Ne pas mégoter sur la quantité. L’air de la campagne, ça ouvre l’appétit.
A la saison des sakura, profiter du tapis de pétales.
Retour par le centre ville, ses maisons, son shopping alternatif dans Main St. Un cornet de glace au passage.
Le soleil baisse sur le fleuve, hop dans le train du retour.
To Thalassaki, Tinos
Ne pas divulguer cette adresse
Au pied du village d’Isternia, au bord de la mer. Si le vent se lève, elle vous rafraîchira les pieds et nettoiera la terrasse.
Après un bain, petite crique et plage en demi-lune à portée de vue.
Pour dévorer des plats inspirés par les Cyclades mais libérés de la tradition. Des assemblages complexes, une riche palette d’ingrédients. Du poisson frais, à choisir grillé ou en bouillon. Au poids est donc cher, mais la carte offre de très belles alternatives. Par exemple :
◊ Salade d’artichauts grillés, oignons, amandes, carottes

◊ Salade de morue, haricots, houmous, citron, poix chiches, olives

◊ Calamars grillés, tomates, pomme de terre, citrons et ails confits, herbes aromatiques
Des desserts à hauteur du salé. Un verre de moschato (vin doux) de Limnos offert. Que dire de plus ? Dire à la chef votre émerveillement, sourire à l’équipe.
Accueil moderne, portions grecques comme il se doit (venir avec un bel appétit).
Alors ? Courir, voler jusqu’à Tinos, pour ses villages, ses paysages et To Thalassaki. D’avril à octobre.
♥♥♥ / €€€
Ormos Isternion, Tinos
Cyclades
Salina
Ballade à travers l’île, le joyau Pollara, la douceur de Rinella
Marcher : 5-6 h / moyen / +250 m
Manger : déjeuner à Pollara, aperitivo à Rinella
Salina est le joyau vert des éoliennes. La culture de la vigne, des reliefs marqués, un tourisme discret et plutôt italien en font une île bien dotée relativement à ses sœurs.
De Malfa, prendre un bus allant à Leni et Rinella. Descendre à l’embranchement vers Pollara. La route 183 serpente gentillement, vue sur la mer et les pins.
Petit col et hop, le panorama de Pollara apparaît. Wow ! En fait, vous êtes en train de marcher sur un cratère, la partie effondrée étant sous le niveau de l’eau.
Descente vers le village, le sentier coupe les virages de la route, c’est appréciable. Petit snack près de l’église pour les jours de fermeture de La Locanda…
Le chemin de la plage longe l’église, une maison abandonnée et sa véranda exubérante.
Un escalier taillé dans le roc permet de descendre à la micro-plage de Pollara et sa sublime baie. Vous êtes en train de nager dans un cratère (bis).
Le paradis des minéralogistes. Le volcan a fait du beau boulot. Mais en été, se munir d’un couvre-chef et d’une bonbonne d’eau.
Devant l’église de Pollara, reprendre un bus vers Rinella. En passant au pied du Monte Fossa delle Felci le toit de l’archipel, on regrettera de ne pas avoir le temps de lui faire honneur d’une visite.
Rinella est une charmante station balnéaire. Sa plage parking à barques, son sable noir, ces placettes où siroter un spritz et grignoter des parts de pizza.
De Rinella, reprendre le ferry vers Stromboli, Vulcano, Palerme, Milazzo, etc.
Ajaccio, chemin du Bois des Anglais
Randonnée dans la garrigue corse, au-dessus d’Ajaccio
Marcher : 2-4 h / moyen / + 400 m
Manger : des oursins en saison
Petit chemin romantique démarrant dans le Bois des Anglais (rue Nicolas Pietri), puis se muant en sentier de garrigue. En mars-avril, vous n’y croiserez que des fleurs sauvages.
Et quelques gros cailloux.
Sans oublier le magnifique panorama sur la baie.
Et jusqu’à mi-avril, il y aura aussi des oursins ! Stands autour de la halle aux poissons, ou à la douzaine aux terrasses.
Lanzarote
El Risco, Lanzarote
Encore une adresse à planquer
sous cloche (d’argent)
Prendre une caña en terrasse en attendant qu’une table se libère. L’équipe arrive toujours à vous faire de la place. En profiter pour apprendre la carte par cœur, hésiter, tergiverser.
S’installer face à la vue sur le golfe de Famara. Choisir une entrée si le vent de la côte ouest vous a ouvert l’appétit. Sinon, l’amuse-bouche et les portions généreuses qui vont suivre suffiront.
Commander un plat pour deux (paella, riz, poisson) ou faire preuve d’indépendance.
La carte est riche de tentations, entre classique et classique modernisé. Pour les viandards, cochon, lapin ou cabri. Les grandes tables font envie aux couples, elles peuvent choisir le monstre marin du jour et le faire griller.
Service amical, précis. Belle carte des vins de Lanzarote. Desserts un peu en dessous mais on s’en fout (après une paella de référence).
Alors ? Ce lieu est un miracle. Une exception dans la catégorie à laquelle il appartient, le restaurant de bord de mer du monde globalisé. Et tous genres confondus, El Risco est exemplaire de ces lieux rares où l’on est bien : harmonie du lieu, des gens et de l’assiette.
♥♥♥ / €€
http://www.restauranteelrisco.com
Calle Montaña Clara, 30 – 35558, Famara – Teguise, Lanzarote
Islas Canarias – España
Famara, Lanzarote
Manger et faire du surf
Marcher : 1 h 30 / facile / +150 m
Manger : ♥♥♥ / €€
Se garer en haut du lotissement ou sur la plage, avec nos amis surfeurs.
Le chemin suit la côte, au pied d’une falaise. A gauche le littoral, à droite une falaise abrupte (550 m) où s’accrochent les alizés. Selon la météo, l’endroit peut être venteux et humide (il est parfois dit que Famara est la Bretagne des autochtones).
Une vieille ferme, un abri, une micro-maison seront vos jalons. Profitez d’un paysage dantesque à peu de risque.
Revenir vers la plage. De nombreux socos de baignade sont à disposition. Il faudra parfois les disputer aux surfeurs (vous êtes sur leur territoire). Poursuivre en direction du village.
A l’entrée de Caleta de Famara, prendre à droite une rue en terre. Restaurant El Risco en vue !
Après le café, marcher en direction de la jetée. Quelques bâtiments balnéaires sur le front de mer qui valent le coup d’oeil.
Au départ de Famara, d’autres randonnées, beaucoup plus exigeantes, notamment le Risco de Famara complet ou encore celle-ci, qui permet de découvrir l’autre versant de la falaise.
Stromboli
Au-dessus du volcan
Marcher : 5-6 h / moyen / + 900 m
Manger : votre pique-nique
Le point de rendez-vous des vulcanologues : le parvis de l’église.
A proximité, des épiceries où remplir le panier de pique-nique (ici le sac à dos), et un loueur d’habits de soirée : chaussures de randonnée, lampe frontale et autres accessoires de circonstance.
Magmatrek a bonne réputation (derrière l’église). À réserver la veille.
Le casque de chantier est gracieusement fourni par le guide. Pensez à Stromboli (le film) : une éruption, un mort. Et aux îliens : plusieurs dizaines de morts dans les siècles proches.
Fin prêt, vous attendrez le signal de votre guide (en fin d’après-midi). Prendre une petite laine pour l’après soirée, des teeshirts de rechange et si possible des guêtres (voir plus bas).
Commencera alors une ascension de plusieurs heures, qui vous conduira au sommet juste avant la tombée de la nuit. C’est le chemin pris par Karin. Halte pique-nique dans des abris anti-Stromboli et changement de tenue (suée de la montée + vent = pneumonie).
Ici il manque des photos
Puis le point d’orgue de la nuit, l’approche du cratère. Une procession de lucioles guettant l’éclat de la lave, l’éructation du volcan. Lequel est capricieux.
Certains soirs, il se fera peu démonstratif. Mais ses grondements sont inoubliables.
Éprouvante descente dans la nuit. Mollets et genoux en capilotade sur des pentes à 50 %. Des guêtres feront barrière à l’invasion de sable dans les chaussures. Pour les habitants de Ginostra, retour en taxi hors-bord, à réserver absolument (demander au guide). Selon la météo et le pilote, ce final peut s’avérer un poil longuet… Les stromboliotes dormiront donc les premiers.
Bibliographie : L’année des volcans, François-Guillaume Lorrain

















































